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Homologation du stade Barea - Dans le bon sens, mais...

Publié le vendredi, 14 février 2025

Les inspecteurs de la Confédération africaine de football (CAF) ont quitté Madagascar hier après un séjour de quelques jours à Antananarivo. Leur mission a été d’examiner si le stade Barea de Mahamasina est enfin prêt à accueillir des matchs internationaux. Un enjeu d’importance pour le football malgache, privé de rencontres à domicile depuis trop longtemps.

Les premiers échos sont plutôt positifs. Selon les bruits de couloir, les experts ont apprécié les efforts déployés pour répondre aux recommandations qui avaient, à l’époque, valu au stade une non-homologation. En matière de sécurité notamment, près de 90% des exigences de la CAF auraient été mises en œuvre.

Mais – car il y a toujours un "mais" –, quelques couacs subsistent. L’entretien de la pelouse laisse encore à désirer. Les inspecteurs ont tiqué sur l’insuffisance de matériel professionnel dédié, ainsi que sur l’utilisation d’engrais plus adaptés aux rizières qu’aux terrains de football. Pour éviter que le gazon ne tourne en champ de manioc, des ajustements rapides s’imposent.

Jauge limitée ?

Un autre point faible évoqué a trait aux équipements liés à l’accès et à la fluidité des entrées. Avec une vingtaine de tourniquets pour une capacité de 40 000 places, le stade est loin du compte. Pour comparaison, les enceintes homologuées lors de la dernière CAN au Cameroun en comptaient une trentaine. La CAF pourrait exiger des travaux express pour mettre aux normes ou limiter la capacité d’accueil à 20 000 spectateurs.

Le verdict final tombera d’ici une semaine. Si la CAF donne son feu vert, le match des Barea contre le Ghana en mars prochain pourra se jouer à Mahamasina. Après des mois d’exil forcé, ce sera une bouffée d’oxygène pour les férus de football.

Et dire que cette situation aurait pu être évitée. Dès l’inauguration du stade, des recommandations avaient été faites. Seulement, le secrétariat d'Etat en charge des Nouvelles villes et de l’Habitat n’a pas jugé bon d’agir immédiatement, malgré les relances de la Fédération malgache de football. Résultat, une première inspection s’est soldée par un refus d’homologation. Ce n’est qu’après ce camouflet que des travaux ont été annoncés… et qu’une nouvelle inspection a été sollicitée. Mais il est apparu que les travaux annoncés n’étaient qu’un effet d’annonce, qui n’ont pas trompé les inspecteurs dont le rapport a obligé la CAF a maintenir la non-homologation du stade. 

Désormais, le stade Barea est en bonne voie pour retrouver son statut international. Reste à savoir si les autorités vont mettre les bouchées doubles pour satisfaire aux dernières exigences de la CAF. A quelques semaines du choc contre le Ghana, il serait dommage de trébucher si près du but.

Recueillis par L.A. 

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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